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DE LA VILLE DE PARIS.
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blée generalle, que sans faire aultre Assemblée de Conseil, leur sera encores, pour ceste foys seulle­ment et sans tirer à consequence pour l'advenir, faict ouverture du Bureau de lad. Ville pour plus aisé­ment par eulx recouvrer à constitution de rente au denier douze lad. somme de nc xlm livres, pour
xxm livres dé rente aud. denier douze, qu'ilz vende-ront à lad. Ville pour l'assignation des rentes qui seront sur ce constituées pour le recouvrement de lad. somme de iicxlm livres, après qu'ilz auront baillé bonnes seuretez à ce requises, el le lont faire bien veriffier par les Cours souveraines.
DCCLXXIX. — Lettres envoyées par la Ville
À MONSEIGNEUR LE MARESCHAL DE MONTMORENCY, GOUVERNEUR DE PARIS.
i5 avril 1567. (H 1784, fol. 38g v°.)
"Monseigneur, les trois compaignées d'arbales-triers, pistoliers, archers el harquebuziers de ceste Ville nous ont -presenté requeste ad ce qu'il nous pleust leur permectre tirer de leurs pistolles et har-quebuzes au guay qu'ilz ont acoustumé faire, le pre­mier jour du moys de May prochain, pour tousjours les excerciter aux armes, et aussi de porter lesd, armes, le jour du dimenche ensuivant, à la monstre qu'ilz feront, vestuz de leurs nouveaulx sayes ou hocquelons, nous ne leur avons pas voullu octroyer leurs requestes jusques à ce que ayons veu vostre permission et congé; et pour ce, monseigneur, que ce sera l'honneur du Roy et decoration de ceste Ville, nous vous les recommandons.
"Monseigneur, nous recommandons humblement à vostre bonne grace et prions le Createur vous donner en santé tres longue vie. De l'Hostel de la ville de Paris, ce xv" jour d'Avril mil vclxvii.r.
Voz tres humbles serviteurs, les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
"Mess", je vous renvoyé voz arbalestriers, pisto­liers et archers, ausquelz j'ay appointé, la requeste qu'ilz m'ont presentée et selon quc m'escripvez, je leur ay accordé de s'excercer de leurs armes pour les deux jours seullement, vous povant asseurer qu'en toutes choses oùj'auray moyen de faire pour vous, soit en general ou en particulier, je m'y emploiray tousjours de tout mon povoir et d'aussi bonne affec­tion que je me recommande à voz bonnes graces, et supplie le Createur vous donner, Mess™, eii santé bonne et longue vie. De l'Isle Adam, le xvii.° jour d'Avril mil vMxvn.
"Mess", je vous prie tenir la main que aux deux jours là il ne soit faict aucune insolence qui peust mescontenter Leurs Majestez, ny troubler per­sonne '*'. ri
Vostre entierement bon amy :
de Montmorency.
DCGLXXX. — Commission pour le boys de la Court de Parlement.
18 avril i567. (H 1784, fol. 3go r°.)
"Charles, par la grace de Dieu Roy de France, au premier des huissiers de nostre Court de Parle­ment, ou nostre sergent sur ce requis, salut. De la
partie des Prevost des Marchans el Eschevins de nostre ville dc Paris a esté humblement exposé à nostred. Court que, depuis la publicalion de la po-
(■) Les assemblées que faisaient les arbalétriers dans le jardin du jeu de l'arbalète, sis rue Saint-Denis, à proximité iles anciens remparts de la Ville, étaient parfois troublées par des rixes et querelles qui s'élevaient entre le corps des arbalétriers et les bourgeois habitués du jeu de l'arbalète; un arrêt du Parlement, rendu le 14 août 1565, leur avait "enjoinct vivre en pais et amityé sans quereller, mesfaire, no mesdire les ungs aux autres, et mesmes de ne porter dagues, ne espées aud. jeu ne es assemblées qu'ilz feront entre eulx, sur peyne d'amende arbitraire, de privation et confiscation de lad. place et jardin, et autres plus grandes à la discretion de lad. Court-. (Arcbities nationales, Parlement de Paris, X" i6i4, fol. 1 22 v°.) Nous voyons encore en i566 Jean Ragueneau, capitaine des arba­létriers, en procès avec les mêmes bourgeois fréquentant le jardin et jeu d'arbalète, lesquels se plaignaient de ce que ledit Hagueneau faisait tirer des coups d'arquebuse coutre les bulles du jardin; celui-ci déclara pour sa défense que les arbalétriers n'avaient jamais tiré que par la fenêtre de leur maison contre la grosse muraille du jardin, «afin de s'expérimenter pour le service du Roy». Le Par­lement interdit,-le^'âgaoctobre i566, de troubler les arbalétriers sen l'exercice que sont tenuz faire les vingt nouveaux, à leur recep­tion»'. (Ibid,, X" 1619, fol. 536 r°.)                                                                                                          .
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